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Expressions françaises sur les bonbons et les confiseries : ce que les bonbons disent de nous

Les expressions françaises sur les bonbons et confiseries sont partout dans notre quotidien. On « tient la dragée haute » à son patron, on « casse du sucre » sur le dos d’un collègue, on dit d’un film trop mièvre qu’il est « cucul la praline »… Mais d’où viennent ces expressions aussi savoureuses qu’étonnantes ? Plongez avec nous dans l’histoire sucrée des mots de la langue française et préparez-vous à quelques surprises bien croustillantes.

« Être chocolat » : quand un clown a changé la langue française

Dire que l’on est « chocolat », c’est dire que l’on s’est fait avoir, rouler dans la farine, ou plutôt dans le cacao. Mais pourquoi donc ?

Tout commence à Paris, en 1896, au Nouveau Cirque de la rue Saint-Honoré. Deux clowns y font un tabac : Foottit, le clown blanc britannique, et son complice Rafael Padilla, surnommé Chocolat, un ancien esclave cubain aux talents extraordinaires de danseur et de cascadeur. Dans leurs sketches, Foottit multiplie les mauvais coups contre son partenaire, qui se retrouve sans cesse dupé, berné, ridiculisé. Chocolat conclut alors chaque numéro avec sa réplique désormais célèbre, lancée avec un sourire amer : « Je suis chocolat ! »

Le public parisien s’empara aussitôt de l’expression. Rapidement, quand on voulait dire que quelqu’un s’était fait avoir, on disait simplement qu’il était « chocolat ». Plus d’un siècle plus tard, l’expression est toujours aussi vivante, et le duo Foottit et Chocolat est aujourd’hui reconnu comme l’un des pères fondateurs du clown moderne en Europe.

Une deuxième théorie, également savoureuse, vient des rues de Paris et du fameux jeu de bonneteau. Un complice, justement surnommé « le chocolat », faisait semblant de gagner pour attirer de nouveaux joueurs naïfs. Le perdant dupé se retrouvait alors « chocolat » lui aussi. Que l’on préfère la version cirque ou la version rue, une chose est sûre : être chocolat, c’est toujours finir amer !

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« Cucul la praline » : une histoire de fesses et de cuisine royale

Être « cucul la praline », c’est être naïf, niais, un peu ridicule, bref, trop gentil pour être vraiment crédible. Mais l’origine de cette expression est, elle, tout sauf naïve.

Tout commence au XVIIe siècle, dans les cuisines du duc César de Choiseul, comte du Plessis-Praslin. Son chef cuisinier, un certain Clément Jaluzot, réputé pour sa maladresse légendaire, aurait fait tomber par inadvertance une amande dans du caramel bouillant. Heureux accident ! La confiserie ainsi née prit le nom de son maître : la prasline, qui devint peu à peu la praline.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Le duc du Plessis-Praslin était également propriétaire d’un archipel aux Seychelles baptisé Praslin. Or, sur ces îles poussait un fruit tropical dont la forme très suggestive rappelait irrésistiblement une paire de fesses humaines, au point qu’on le surnommait affectueusement le coco-fesses. Le glissement de coco-fesses vers cucul, combiné à la naïveté légendaire du pauvre cuisinier et au nom de sa confiserie, aurait ainsi donné naissance à cette expression que même Colette employait dans ses écrits dès 1933.

Tout cela pour dire qu’une amande maladroitement tombée dans du caramel, un duc propriétaire d’une île aux fruits coquins et un cuisinier un peu gauche ont réussi, ensemble, à enrichir la langue française d’une expression inoubliable.

Et si la praline vous a mis l’eau à la bouche, vous allez adorer notre Praline Rose de Lyon, la version rose, croquante et sucrée du bonbon qui a bercé la langue française !

« Tenir la dragée haute » : bonbons, enfants et chevaux de guerre

Dire que l’on « tient la dragée haute » à quelqu’un, c’est lui montrer qu’on a le dessus, qu’on lui fait sentir son pouvoir, ou qu’on le fait longuement patienter avant de lui accorder ce qu’il désire. Mais d’où vient cette image sucrée ?

Première théorie, et de loin la plus amusante : au XVIIIe siècle, un jeu populaire consistait à suspendre une dragée au bout d’un fil. Les enfants devaient l’attraper à la bouche, pendant que l’adulte tenant le fil s’amusait à la faire monter, descendre, s’approcher et s’éloigner au dernier moment. Celui qui contrôlait le fil avait tout le pouvoir, et les enfants pouvaient longuement saliver avant d’obtenir leur récompense.

Deuxième théorie, plus équestre : la dragie, déformée ensuite en dragée, était une botte de fourrage très appréciée des chevaux. Pour les dresser et leur apprendre la maîtrise de soi, leurs propriétaires plaçaient ces friandises équines dans un râtelier, bien en hauteur, hors de portée. Le cheval pouvait la voir, la sentir, en saliver d’impatience, mais ne l’obtenait qu’au compte-gouttes, en guise de récompense.

Qu’il s’agisse d’un bonbon suspendu devant un enfant ou d’une botte de foin taquinant un cheval, l’idée est la même : la récompense est là, visible, mais c’est l’autre qui décide quand vous l’aurez. Une expression qui, depuis Alfred de Vigny jusqu’aux commentateurs sportifs d’aujourd’hui, n’a pas pris une ride.

On ne vous tiendra pas la dragée haute longtemps : découvrez notre Dragée de Verdun, la confiserie originale qui a donné son nom à l’expression et qui se déguste sans attendre !

« Gras comme un loukoum » : le paradoxe le plus savoureux de la langue française

Dire de quelqu’un qu’il est « gras comme un loukoum », c’est dire qu’il est bien en chair, rond et dodu avec une image qui convoque aussitôt ces petits cubes moelleux saupoudrés de sucre glace venus tout droit de l’Empire ottoman.

Mais voilà le paradoxe délicieux de cette expression : le loukoum est une confiserie ne contenant pas de matière grasse. Techniquement, le comparer à quelqu’un de « gras » n’a donc aucun sens nutritionnel ! Le loukoum est en réalité une pâte à base d’amidon et de sucre aromatisé, saupoudrée de sucre glace, sa texture est moelleuse et élastique, mais absolument pas grasse.

Alors pourquoi cette image ? Tout simplement parce que le loukoum est rond, dodu, rebondi, et que c’est cette apparence généreuse et bombée qui a inspiré la comparaison.

Le mot loukoum lui-même vient de l’arabe rahat lokoum, qui signifie littéralement « le repos de la gorge ». Une confiserie inventée pour adoucir, pour réconforter et dont le nom est devenu, dans la langue française, synonyme d’une belle rondeur bien assumée.

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« Être tout sucre, tout miel » : la douceur qui cache ses griffes

Quelqu’un de « tout sucre, tout miel » affiche une douceur impeccable, un sourire charmant, un ton délicieux, mais attention, car c’est souvent trop beau pour être honnête. L’expression, née au XVIIe siècle, désigne quelqu’un qui se donne une apparence de douceur pour mieux manipuler.

À l’époque, sucre et miel étaient tous deux des produits rares et précieux, réservés aux tables aristocratiques. Les personnes qui en usaient abondamment dans leurs manières passaient pour des séducteurs raffinés, peut-être un peu trop raffinés. L’excès de suavité finit par devenir suspect. Quand quelqu’un était trop doux, trop poli, trop attentionné, on se demandait forcément ce qu’il cherchait vraiment.

Ainsi naquit cette expression qui associe définitivement la douceur excessive à l’hypocrisie. Une vérité de La Palice, en quelque sorte : quelqu’un de vraiment sincère n’a pas besoin d’être tout sucre, tout miel pour le prouver. Chez nous, en revanche, on assume pleinement notre passion pour le sucré, et on l’affiche sans arrière-pensée !

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« Coûter bonbon » : quand le prix donne du sucre

Quand quelque chose « coûte bonbon », c’est qu’on y laisse une belle somme. L’expression, apparue au milieu du XXe siècle, est l’une des plus mystérieuses de notre liste, car personne n’est vraiment d’accord sur son origine.

La théorie la plus vraisemblable ? Bonbon serait ici un simple redoublement intensif de bon, pris dans le sens de beaucoup. On retrouve ce bon dans des expressions comme « un bon bout de temps » ou « un bon nombre de… ». En doublant le mot, on insiste : ça coûte vraiment bon, c’est-à-dire vraiment cher. Le redoublement enfantin du mot contraste joliment avec l’idée de prix élevé, ce qui rend l’expression à la fois drôle et parlante.

D’autres y voient une origine plus grivoise, le mot bonbon désignant parfois en argot une partie de l’anatomie dont la perte pouvait effectivement être jugée très coûteuse… Mais cette piste-là, on vous laisse l’explorer par vous-mêmes !

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« La cerise sur le gâteau » : le détail qui change tout

La « cerise sur le gâteau », c’est ce petit détail supplémentaire qui vient couronner une situation déjà bien réussie. Ou, dans son sens plus ironique, le comble d’une situation déjà agaçante la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

L’expression, traduite de l’anglais the cherry on the cake, repose sur une image pâtissière universelle : imaginez un gâteau déjà magnifique, parfait, appétissant et sur lequel on pose, en guise de touche finale, une belle cerise rouge bien brillante. Ce geste ultime, anodin en apparence, transforme quelque chose de déjà bon en quelque chose d’irrésistible.

L’intéressant dans cette expression, c’est justement sa double vie : selon le ton utilisé, elle peut exprimer le ravissement le plus sincère ou l’exaspération la plus totale. Et c’est peut-être ça, la vraie cerise sur le gâteau de la langue française : sa capacité à tout dire avec un simple fruit posé sur un biscuit.

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« Ramener sa fraise » : l'art de s'imposer sans y être invité

Quelqu’un qui « ramène sa fraise », c’est quelqu’un qui s’invite dans une conversation, qui intervient sans qu’on lui ait demandé, qui se met en avant avec un peu trop d’enthousiasme. En bref, celui ou celle qui arrive et qui prend toute la place comme une fraise bien rouge qui attire immédiatement le regard au milieu d’une assiette.

L’origine de cette expression est directement liée à la mode vestimentaire du XVIe et XVIIe siècle. À cette époque, hommes et femmes portaient autour du cou une collerette plissée et empesée, appelée fraise, en référence à sa ressemblance avec les sépales dentelés de la fleur de fraisier. Cette fraise vestimentaire était un accessoire particulièrement encombrant et voyant, porté par les personnes aisées qui tenaient à afficher leur rang social. Entrer dans une pièce avec une telle fraise autour du cou, c’était donc s’imposer visuellement de manière incontournable, impossible de ne pas remarquer la personne qui arrivait.

Ainsi, « ramener sa fraise » a progressivement pris le sens figuré de se mettre en avant, de s’imposer dans une situation sans nécessairement y avoir été convié. Une expression qui, des cours royales du XVIIe siècle aux conversations de bureau d’aujourd’hui, n’a rien perdu de sa saveur.

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Et voilà les expressions françaises sur les bonbons et confiseries ! Du clown Chocolat au culcul la praline en passant par la cerise sur le gâteau, la langue française et ses confiseries n’ont décidément pas fini de nous surprendre. Une chose est sûre, et c’est peut-être une vérité de La Palice : les bonbons, qu’ils soient dans nos bouches ou dans nos expressions, ont toujours bon goût !